Forte d’une écriture sincère et poétique, des histoires plein la tête et plein le coeur, la chanteuse écrit désormais ses textes. Désireuse de raconter et chanter avec ses propres mots, pour partager ses rencontres, ses héroïnes, ses errances et sa poésie, sa capacité à écrire de vrais récits répond en écho lyrique aux compositions du musicien Sébastien Giniaux.
Il crée sur Ionela une mosaïque musicale aux inspirations multiples : Jazz, classiques et rock. Des mélodies pleines, des valses, l’orchestration épique d’un tango laissent la place à une guitare qui s’électrise en phrasés balkaniques, et se ballade en Nougaro...
On découvre au fil de l’album, 11 titres et autant d’histoires ; de la jeune fille rencontrée lors d’un concert en prison qui donne son nom à l’album (Ionela), aux femmes téméraires (Les Héroïnes, Je Mange ton coeur), de l’ode à Kahlo (Sollozo un Canto) au parfum des champs de mines (Fleurs de Paradis)... On glisse vers le souvenir d’un quartier disparu de Montpellier (Les Barques). On croise le fantôme de Maïakovski (Nuage en pantalon) au détour de la vie amère d’une chanson roumaine (Cobzar), et du cabaret déglingué d’un Gainsbourg re-convoqué (L’Aquoiboniste). On se laisse envelopper par la caresse d’une douce berceuse et on songe à ce qu’il reste des choses (Mes Mélodies).
L’album Ionela nous embarque sur une vague d’émotion, teintée d’un léger voile de nostalgie et de mélancolie, et sublimées par l’incroyable voix de Norig, émouvante, puissante et grisante.